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Question fréquente · Muroscope

Mur humide à l'intérieur : que faire ?

En bref

Un mur humide a trois causes possibles, et elles ne se traitent pas du tout pareil : la condensation (l'air de la pièce dépose son eau sur une paroi froide), la remontée capillaire (l'eau du sol monte dans la maçonnerie, en pied de mur, rez-de-chaussée et caves) et l'infiltration (l'eau entre par la toiture, une façade fissurée, un joint, une canalisation). Avant d'acheter quoi que ce soit, trois tests de dix minutes permettent de savoir laquelle vous concerne. Seule la première se règle sans travaux.

Test 1 — où et quand

Observez la carte de l'humidité. En pied de mur, sur 30 cm à 1,20 m de haut, avec une frange blanche poudreuse et des cloques en bas : remontée capillaire (fiche AQC B.01). En haut d'un mur, sous un plafond, autour d'une fenêtre, après la pluie : infiltration. Dans les angles froids, derrière les meubles, en hiver, avec de la buée aux vitres le matin : condensation (fiche AQC E.09).

Test 2 — la feuille d'aluminium

Le test pour trancher

Séchez une zone, collez-y hermétiquement un carré d'aluminium pendant 48 h. Gouttes côté pièce : condensation. Humidité côté mur : l'eau vient du bâti (remontée ou infiltration).

Test 3 — mesurer

Un hygromètre d'ambiance : au-delà de 65–70 % d'humidité relative en continu, la pièce est mal ventilée et la condensation est quasi certaine. La fourchette saine est 40 à 60 % à 18–22 °C.

Un humidimètre de contact (20 à 40 €) sur le mur : les fabricants de peinture demandent un support sous 5 % d'humidité avant d'appliquer quoi que ce soit ; au-dessus, la peinture cloquera ou s'écaillera. Comparez un point bas et un point haut du même mur : si le bas est nettement plus humide, c'est capillaire.

Ce qui se traite seul, et ce qui ne se traite pas seul

Les fiches qui vont avec

Votre mur, pas le cas général.

Une photo, cinq questions : Muroscope identifie la cause, compare les hypothèses et vous remet le protocole, les quantités et le budget pour votre surface.

Diagnostiquer : autre problème — je le décris →

Questions fréquentes

Quel est le taux d'humidité normal d'un mur ?

Pour peindre, les fabricants demandent un support sous 5 % d'humidité (humidimètre de contact). Un mur de maçonnerie sain mesuré en été se situe autour de 2 à 4 %. Au-dessus de 8 à 10 % en permanence, le mur est humide et aucune finition ne tiendra avant d'avoir trouvé la cause.

Une peinture anti-humidité règle-t-elle un mur humide ?

Non. Elle protège un film contre les projections et ralentit les moisissures en pièce humide, mais elle ne supprime ni une remontée capillaire ni une infiltration ; appliquée sur un mur qui respire mal, elle finit par cloquer. Elle vient en dernier, sur un mur sec, jamais à la place du traitement.

Un déshumidificateur suffit-il ?

Il aide en cas de condensation, le temps de corriger la ventilation ou de sécher une pièce après un dégât des eaux. Il ne fait rien contre une remontée capillaire ou une infiltration : l'eau continue d'arriver.

Faut-il attendre que le mur sèche avant de repeindre ?

Oui, et c'est long : après réparation d'une infiltration ou d'une fuite, comptez un mois par 2,5 cm d'épaisseur de maçonnerie dans des conditions ventilées — un mur de 20 cm met plusieurs mois. Peindre avant, c'est emprisonner l'eau et voir la peinture cloquer.

Repères professionnels
AQC — Fiche pathologie E.09 — Condensations dans les logements · AQC — Fiche pathologie B.01 — Remontées capillaires

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